L'actualité du CA BALMA
Le Lancer du Javelot inspire Thierry JAMIN
26 décembre 2021
Le récent article consacré à Jöna AIGOUY, notre médaillée européenne, a suscité chez Thierry (lui-même lanceur) l'envie d'expliquer à tous les subtilités de cette discipline
Quand on parle de javelot , il ne faut pas se planter
Descendant des armes de jets en version intermédiaire, ni totalement portable comme certaines fouënes ou lancettes avec propulseurs du néolithique, différent aussi de l'Assegai zoulou inventée par le grand roi Shaka Zoulou au début du 19éme siécle pour un combat rapproché , à la manière du glaive romain.
On pourrait ainsi évoquer une litanie d'arme de poing fixées sur des hampes et tenues par des piqueurs, des lanciers, des hoplites et toutes sortes de fantassins qui composèrent notamment les phalanges macédoniennes et peuvent expliquer la grande victoire de Philippe le borgne à Chéronée (où il n'a pas passé l'Achéron) face aux troupes d'une coalition de cités grecques.
Ce n'étaient pas des Béotiens malgré le lieux géographique et Alexandre le futur grand y fit ses première prouesses guerrières tandis que que Démosthène prononçait avec emphase à Athènes ses célèbres philippiques.
Bref depuis les temps les plus anciens on se pique d'armes, du moins au service de la chasse puis de la guerre que ce soit épieux, javelines ou même fléchettes à sarbacane et si le javelot à l'époque des grands jeux annuels devait lui atteindre un cœur de cible comme signe de son attribution guerrière voire létale il a depuis longtemps et la rénovation des jeux pris de la hauteur pour en fait n'être plus qu'un projectile dont on veux mesurer la portée dans des mains habiles.
Son mode de lancement , pas comme une fusée, même s'il sort des bras à grande vitesse avec une belle inclinaison a connu quelques vicissitudes et de citer cet italien qui le faisait tournoyer presque comme une fronde et l'envoya très loin prématurément mais de manière si imprécise et aléatoire !
Il fallut bien vite mettre de l'ordre dans tout cela d'abord en normalisant poids et longueur puis position d'une poignée qui avait pour but de tenir solidement à un point fixe l'engin afin que le centre de poussée soit juste assez devant le centre de gravité pour diriger correctement la pointe et l'engin dans un axe déterminé et une direction en accord avec l'aire de réception où il a l'obligation de piquer.
Un proverbe proclame « qui s'y frotte s'y pique » c'est celui de la ville de Nancy devenu célébre en 1477 après que le grand duc d'occident Charles le téméraire y eut trouvé la mort au pied des murs d'enceinte de la cité, dévoré par les loups.
Alors cet engin de jet qui en jette tellement il surpasse en distance tous les autres, du moins pour les meilleurs lanceurs, a t il la plus belle courbe balistique même si il n'est plus planeur (c'était bon à l'époque de plastic Bertrand) mais piqueur car la taille des stades était devenue insuffisante.
Et les risques d'accidents étaient devenus réels ( comme ce javelot que Teroo pitkamaki envoya dans le dos du recordman de France de saut en Longueur Salim Sdiri dans un geste foudroyant et improbable mais fort heureusement avec une gravité moindre puisqu'aucun organe interne ne fut touché mais sa carrière au plus haut niveau elle fut belle et bien condamnée) avec les contentieux avec l'IAAF que cela suppose en terme de responsabilité.
Différentes images et allégories sont utilisées pour expliquer gestuelle et effet physique ; on parle d'un fouet qui claque comme si un lanceur de javelot pouvcait être assimilé à un cochet ou un postillon (horreur en période de Covid) .
En fait si le corps se tend bien tout entier pour claquer un jet placé (on n'est pas au casino ni aux courses), les appuis, le rythme, la vitesse , le blocage et puis la cambrure du dos, le gainage des reins , la hauteur d'épaule et la tension du bras puis l'engagement autour du point d'appui avant de toute la partie du droite du corps avec la continuité de la poussée jusqu'au pas en avant de la jambe droite (pour les droitiers) voir le fait de mettre tout son poids dans la balance en se jetant au sol à la mode du recordman du monde (javelot piqueur) yan zelesni .
Discipline explosive où la vitesse de bras et de sortie de l'engin peut atteindre celle d'un tir avec un ballon de hand ( à 12 m max des buts!) elle demande une maitrise et une coordination exceptionnelle pour que la trajectoire soit maitrisée et ce n'est pas sur commande , cela suppose que comme pour le tir d'une fusée tous les indicateurs soient au vert pour que la pointe aille chatouiller l'herbe au plus loin possible.

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Le 17 mai dernier, à Montpellier , les athlètes du CA Balma nous ont offert des interclubs mémorables ! Dans une ambiance portée par la ferveur collective et l’esprit d’équipe, 2 athlètes venues des Pays-Bas ont marqué les esprits en prêtant main-forte au club : Sabrina Cruden et Sophia Mudler . Toutes 2 spécialistes de l'heptathlon , elles ont apporté leur énergie, leur polyvalence et leur enthousiasme au collectif de l’entente. À seulement 21 ans, Sabrina Cruden poursuit ses études et sa carrière sportive à Heerenveen, aux Pays-Bas. Passionnée d’heptathlon, elle apprécie avant tout « la variété et le challenge de faire plusieurs disciplines » plutôt que de se concentrer sur une seule. Une philosophie qui reflète parfaitement l’exigence et la richesse des épreuves combinées. Lors de ces interclubs à Montpellier, Sabrina a particulièrement été séduite par l’atmosphère de la journée. « L’ambiance était géniale tout au long de la journée », confie-t-elle, soulignant aussi l’importance du soutien collectif entre les athlètes. Même si elle estime ne pas avoir réalisé sa meilleure performance, elle retient surtout la satisfaction d’avoir contribué au total de points de l’équipe. Derrière cette athlète déterminée se cache aussi une passionnée de longue date. Sabrina pratique l’athlétisme depuis l’âge de 12 ans , un sport devenu au fil des années « une grande partie » de sa vie. Elle apprécie tout particulièrement le mélange entre compétition et amitiés construites au fil des saisons. Son objectif principal pour cette année est clair : décrocher une place sur le podium des championnats néerlandais U20 d’épreuves combinées. À ses côtés, Sophia Mudler , 23 ans, a également apporté toute son expérience et sa polyvalence. L’athlète néerlandaise possède déjà une solide référence avec un record à 5900 points en heptathlon . Cette saison, elle a choisi un nouveau défi en se concentrant davantage sur le 800 mètres , sans pour autant oublier ses racines dans les épreuves combinées. Les interclubs à Montpellier lui ont permis de renouer avec cette diversité qu’elle affectionne tant. Haies, javelot, relais , Sophia a pris plaisir à sortir de sa routine habituelle. Elle avoue même avoir été surprise par son niveau au javelot , discipline dans laquelle elle s’est sentie particulièrement performante. Comme Sabrina , Sophia a découvert l’athlétisme très jeune, dès l’âge de 7 ans . Depuis, ce sport occupe une place essentielle dans sa vie. Son ambition à long terme est de décrocher 2 titres nationaux néerlandais en épreuves combinées . Mais au-delà des résultats, elle souhaite avant tout « prendre plaisir lors des compétitions » et garde un excellent souvenir de l’accueil reçu par le GTA lors de ces interclubs. Grâce à leur engagement et à leur état d’esprit, Sabrina Cruden et Sophia Mudler ont parfaitement incarné les valeurs des interclubs : solidarité, partage et dépassement de soi. Leur présence à Montpellier a démontré que l’athlétisme dépasse les frontières et que la passion du sport crée rapidement des liens forts, surtout au sein du CA Balma !

À l’occasion de la finale des Interclubs N1A disputée à Montpellier , le 5000 m marche a offert un très beau spectacle grâce à la performance de Paul McGrath Benito . Le marcheur espagnol , engagé sous le maillot rose du GTA, s’est imposé avec autorité en 19’30’’57 , apportant un total précieux de 1092 points à son équipe. Participant aux Jeux Olympiques de Paris 2024 , Paul poursuit aujourd’hui sa progression au plus haut niveau tout en conciliant sa carrière sportive avec des études de journalisme. Une double exigence qu’il mène avec sérieux et passion. « Bonjour, je m’appelle Paul McGrath Benito , je suis marcheur espagnol. J’ai participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et je concilie ma carrière sportive avec mes études de journalisme », confie-t-il. Sur la piste du stade de Philippidès, le spécialiste espagnol a rapidement trouvé son rythme pour prendre les commandes de la course. Très régulier du début à la fin, il n’a laissé aucune chance à ses adversaires et a confirmé son excellente forme du moment. « Je suis très satisfait de la course de dimanche . Les sensations étaient bonnes dès le départ et j’ai réussi à maintenir un rythme régulier jusqu’à la fin. Concernant le temps, je pense qu’il est bon et qu’il reflète le travail réalisé ces dernières semaines, même s’il y a toujours une marge de progression », explique-t-il. Une performance qui récompense des années de travail dans une discipline qu’il pratique depuis l’enfance. « Je pratique la marche athlétique depuis l’âge de 9 ans. Au début, j’ai découvert cette discipline un peu par curiosité, mais je me suis rapidement senti à l’aise avec l’exigence technique qu’elle demande. Ça a été un coup de foudre dès le premier instant. » Après cette belle victoire à Montpellier , Paul se tourne désormais vers ses prochains grands objectifs internationaux. « La suite de ma saison sera centrée sur les Championnats d’Europe de Birmingham en août , pour lesquels je suis déjà qualifié. L’objectif est de continuer à progresser physiquement et techniquement afin d’arriver dans la meilleure forme possible cet été. » Avant de conclure avec un message chaleureux adressé au CA Balma et au public présent lors de cette finale des Interclubs : « Je voudrais remercier le club pour son accueil et pour l’organisation d’une compétition aussi magnifique. Ça a été spectaculaire ! »



